Mutuelle d’entreprise obligatoire : ce que doit faire une TPE en 2026
Part employeur, panier de soins, acte fondateur, dispenses : les règles de la complémentaire santé collective appliquées à une petite entreprise.
Mutuelle, prévoyance, catégories objectives, multirisque, RC Pro, dirigeant : la liste de contrôle que nous utilisons pendant chaque audit.
Dans une entreprise de 1 à 19 salariés, les contrats d’assurance s’accumulent au fil des embauches et des déménagements. Le dirigeant signe, puis passe à autre chose. Trois ou quatre ans plus tard, personne ne sait si l’ensemble respecte encore la réglementation ni s’il couvre l’activité réelle. Voici les neuf points que nous contrôlons pendant un audit, dans l’ordre où ils pèsent sur votre risque.
Depuis le 1er janvier 2016, tout employeur du secteur privé doit proposer une complémentaire santé collective à ses salariés. Il finance au moins 50 % de la cotisation, et le contrat couvre au minimum le panier de soins défini par la loi. Votre convention collective peut imposer davantage : un niveau de garanties supérieur, un organisme recommandé, une part patronale plus élevée.
Le contrat d’assurance ne suffit pas. Le régime doit reposer sur un acte juridique : décision unilatérale de l’employeur (DUE), accord collectif ou référendum. Dans une TPE, c’est presque toujours une DUE, qui doit être remise à chaque salarié contre émargement. Sans ce document, l’URSSAF peut remettre en cause l’exonération de cotisations sociales sur la part patronale.
Si vous couvrez les cadres et les non-cadres différemment, la distinction doit suivre l’un des cinq critères du décret 2021-1002. La période de transition a pris fin le 31 décembre 2024. Depuis le 1er janvier 2025, un régime non conforme perd son traitement social favorable. Nous détaillons ces règles dans notre article sur les catégories objectives.
Un salarié peut refuser la mutuelle dans des cas précis : CDD de moins de trois mois, apprenti, temps très partiel, bénéficiaire de la Complémentaire santé solidaire, couverture par un autre régime collectif (y compris celui du conjoint). Chaque dispense doit être demandée par écrit par le salarié et conservée par l’employeur. En cas de contrôle, une dispense sans justificatif est traitée comme une absence de couverture.
Pour chaque cadre, l’employeur cotise au moins 1,50 % de la tranche A du salaire à un contrat de prévoyance, en priorité sur le risque décès. À défaut, il peut devoir verser aux ayants droit trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 144 180 € en 2026. Notre guide sur la prévoyance des cadres détaille l’obligation.
Beaucoup de conventions collectives (bâtiment, commerce, services, hôtellerie-restauration…) imposent une prévoyance pour l’ensemble des salariés, avec des garanties minimales en cas d’arrêt de travail, d’invalidité et de décès. Vérifiez l’avenant prévoyance de votre branche : c’est l’oubli le plus fréquent dans les petites entreprises.
Comparez les capitaux assurés avec la valeur actuelle de votre matériel et de votre stock. Relisez les obligations d’assurance de votre bail commercial. Vérifiez si la garantie perte d’exploitation existe et sur quelle durée elle indemnise : trois mois d’arrêt sans cette garantie suffisent à vider la trésorerie d’une TPE.
L’assureur ne couvre que les activités déclarées au contrat. Si votre entreprise a élargi son offre depuis la souscription, un sinistre lié à la nouvelle activité peut être refusé. Contrôlez aussi les plafonds au regard de vos contrats clients, qui exigent parfois des montants minimums.
Le dirigeant d’une TPE est souvent le moins bien couvert. Un gérant majoritaire de SARL relève du régime des indépendants. Un président de SAS relève du régime général sans bénéficier automatiquement des contrats collectifs. Dans les deux cas, chiffrez ce que vous toucheriez après trois mois d’arrêt, puis décidez. Notre article sur la protection du dirigeant donne la méthode.
Article d’information générale, à jour à la date de publication. Il ne remplace pas une analyse de votre situation.
Part employeur, panier de soins, acte fondateur, dispenses : les règles de la complémentaire santé collective appliquées à une petite entreprise.
Depuis le 1er janvier 2025, la distinction cadres / non-cadres doit suivre les critères du décret 2021-1002. Ce qui a changé et comment vérifier votre régime.
Dès votre premier cadre, vous devez cotiser 1,50 % de la tranche A à un contrat de prévoyance. Ce que cela implique et ce que vous risquez sans contrat.
30 minutes d’échange, un rapport sous 24 h, aucun engagement.
Courtier immatriculé à l’ORIAS sous le n° 25 009 841, catégorie Courtier en assurance (COA).