Risques pro

RC Pro et multirisque : les erreurs qui coûtent cher aux TPE

Activité mal déclarée, capitaux sous-évalués, perte d’exploitation absente : les causes les plus fréquentes de sinistres mal indemnisés.

3 septembre 20266 min de lecturePar l’équipe Arcadis Conseil

La plupart des dirigeants découvrent les limites de leurs contrats professionnels le jour du sinistre. Les six erreurs ci-dessous reviennent dans presque tous nos audits. Chacune se corrige en quelques jours, à condition de la repérer avant.

Côté RC Pro

1. Une activité qui a évolué, un contrat resté figé

Votre assureur couvre les activités inscrites au contrat. Si votre société de conseil propose désormais de la formation, ou si votre entreprise de rénovation fait aussi de l’électricité, la nouvelle activité peut ne pas être garantie. Déclarez chaque évolution à votre assureur.

2. Des plafonds inférieurs à ce que vos clients exigent

Les grands comptes et les donneurs d’ordre imposent souvent un montant minimum de garantie dans leurs contrats. Un plafond trop bas peut vous faire perdre un marché, ou laisser une partie du sinistre à votre charge.

3. Confondre RC exploitation et RC professionnelle

La RC exploitation, souvent incluse dans la multirisque, couvre les dommages causés pendant l’activité (un client qui glisse dans vos locaux). La RC professionnelle couvre les conséquences de vos prestations (une erreur de conseil, un retard de livraison). Pour une activité de service, la seconde est indispensable.

Côté multirisque

4. Des capitaux qui datent de la création

Si le matériel et le stock assurés valent moins que la réalité, l’assureur peut appliquer la règle proportionnelle : il réduit l’indemnité dans le rapport entre la valeur déclarée et la valeur réelle. Un stock assuré pour 20 000 € qui en vaut 40 000 € n’est remboursé qu’à moitié, même pour un sinistre partiel.

5. Pas de garantie perte d’exploitation

Après un incendie ou un dégât des eaux, les loyers, salaires et remboursements d’emprunt continuent alors que le chiffre d’affaires s’arrête. La garantie perte d’exploitation compense cette marge perdue. Vérifiez aussi la durée d’indemnisation : douze mois sont rarement de trop.

6. Le bail commercial jamais relu

Votre bail impose presque toujours des assurances précises : risques locatifs, recours des voisins et des tiers, parfois une renonciation à recours réciproque. Une multirisque qui ne reprend pas ces clauses vous expose vis-à-vis du bailleur.

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Article d’information générale, à jour à la date de publication. Il ne remplace pas une analyse de votre situation.

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